Atelier sculpture à l’école d’art du GrandAngoulême

matérialité et processus

d’une technique traditionnelle à une pratique contemporaine

Sous les bons auspices de Mathias Le Royer, artiste enseignant de l’école d’art, les options de spécialité arts plastiques ont expérimenté sur les traces de Rodin le modelage et la matérialité de l’argile. Des projets aux parfums doux, rugueux, soyeux, bosselés, accidentés, épineux, adipeux, nacrés, etc.

 4 demi journées d’expérimentations 

 

 

J1 Découverte des techniques traditionnelles de modelage à partir de modèle. Recherche sur les différents états du matériau (argile). Traduire une forme dans un nouveau matériau. La céramique et ses usages contemporains. La matière dicte ses contraintes.

Mission : Reproduction d’objets qui tiennent dans la main. Pour chaque objet, une poignée de terre.

 

 

 Il s’agissait dans un tout 1er temps de « faire des formes creuses pouvant contenir un liquide. » Corentin

 

« Cet objet représente une noix, je l’aime bien. Elle est parfaite, justement bien faite et assez représentative de l’original. » Morgane « J’ai trouvé intéressant de réaliser cette sculpture à plus grande échelle. Le modèle étant déjà disproportionnée, la disproportion est encore plus visible. On s’éloigne un peu du modèle original. De plus les traces laissées par les outils permettent de rendre un contraste entre la matière du modèle lisse et celle de la représentation plutôt rugueuse. » Aurélie Très réussi « la tridimensionnalité de cette araignée le fait quelle soit vraiment sur ses pattes malgré son poids. » Corentin à propos d’un objet de Mélina.

 

 

 

J2. Gestes et impacts : modification, incident, transformation. Prises de vue photographiques. Reprise des formes : recherche de textures de surface variées, grâce aux effets des outils, des gestes, tout en conservant, améliorant, précisant, la forme. 

Mission : Reprendre les objets, recherche de texture et précision de la forme.

« Nous devions reprendre des formes et rechercher des textures de surface variées. J’ai choisi la visseuse et grâce aux outils utilisés j’ai pu travailler la formes et la texture. Je me suis servie d’outils en bois et de plusieurs types de mirettes pour modeler la terre, puis j’ai aussi utilisé un couteau. » Eva « Les petits points ont été faits à l’aide de plusieurs bouts de fer collés entre eux, cela donne une texture granuleuse. (…) Le retrait de la matière est intéressant car elle permet le travail de la forme. » Cécilia « La forme étant une improvisation , j’ai trouvé intéressant de jouer avec la surface et la matière de l’objet, où j’ai pu essayer différentes techniques avec différents outils. J’ai réutilisé les déchets, que j’ai obtenu en évidant le creux de l’objet. L’argile étant encore humide j’ai pu marquer facilement la matière. » Aurélie

On peut voir à travers ces yeux cela donne un coté étrange et glauque ce qui crée un parfait contraste entre le mignon de cette licorne et le glauque de son aspect. » « J’ai vraiment adoré (…) ce marteau : on dirait du chocolat ou du beurre. (…) La texture de piques qu’a donné Thomas (…) agit sur nos sens et je n’ai pas forcément envie de toucher cette créature agressive et piquante. » Corentin

 

 

J3. Agrandissement à l’échelle de l’objet. A partir d’un nouvel objet retenu pour son adéquation avec les projets de l’année, agrandissement. Laisser apparent les signes de la fabrication, inscription du processus dans la forme. Le colombin, une technique primitive de la céramique : petite histoire. Le colombin, une technique contemporaine.

Mission : Agrandir la forme à l’échelle.

télécommande. Cécilia

« Au début, j’ai eu beaucoup de difficultés en essayant de reproduire une cuillère, car je travaillais déjà les détails et je lissais l’argile. Néanmoins, j’ai pu m’en sortir en regroupant l’argile et en travaillant simplement la forme de l’objet (en l’agrandissant). Puis l’objet a commencé à prendre forme ! Je l’ai faite épaisse, puis comme j’avais perdue un peu de temps pour comprendre le travail du modelage et comment sculpter l’argile, la séance était finie. » Eva

bracelet, Martin

ou serpent

buste inversé Simpson, Corentin

 

 

 

 

 

 

Caroline

 

feuille, Leidy

 

Fer, Marine

lionceau, Lisenn

 

 

 

 

 

 

 

le pied, Thomas

 

 

J4. Après séchage le WE, effets, gestes et qualités distinctes de matière. Suite à un temps de séchage, reprise de la forme. Soustraction dans la masse. Extraire de la matière en vue de la cuisson. Prise en compte des nécessités techniques de conservation. « Faire des creux, et faire attention aux bulles pour la cuisson et la conservation. » Eva

Mission : Finaliser en vue de mise au four.

« J’ai reproduis, ici, un ours en peluche à plus grande échelle. Le fait de travailler cet ours dans une autre matière, rend déjà un fort contraste entre le modèle original, (avec une matière moelleuse et douce, et dont le poids est très léger) et la reproduction qui à l’inverse, avec le changement de matière, casse un peu ce côté adorable et doux qu’ont les peluches en général. Celle-ci, pesant une dizaine de kilos, est plutôt imposante par rapport au modèle original. La forme générale est plus ou moins ressemblante à l’objet d’origine. La surface de l’ours se veut semblable à la fourrure de l’animal, mais elle s’en éloigne, de part l’outil utilisé et la marque laissée dans la matière. » Aurélie