Danser pour inscrire ( écrire / dessiner) le geste

Dans le cadre d’une résidence de création, nous accueillons actuellement, et pour 2 semaines, Léa Bonnaud, danseuse et chorégraphe de la Compagnie ZAP (Zone d’Appui Provisoire) basée à Poitiers. Les élèves de Terminales spécialité arts plastiques ont bénéficié en début de semaine d’une journée et demi de workshop pour envisager la notion de dessin génératif via le prisme de la danse.

Léa nous présente une performance conçue par ZAP : Muses

Les Muses, ce sont les œuvres, qui inspirent les danseuses lors d’une performance conçue sur-mesure pour le musée. En s’inspirant de la structure, des thématiques, des personnages des tableaux, sculptures et installations, les danseuses installent un dialogue avec les œuvres, en révèlent leur poésie.

La danse permet aux spectateurs de « lire » les œuvres en retour, leurs détails, leur composition.
Ces rencontres sensibles entre danse et œuvres picturales ou plastiques éclairent ces dernières d’une interprétation inédite à chaque nouvelle performance.

Une expérimentation que vont vivre les élèves ce matin 11 janvier en partant d’œuvres abstraites.

Jackson Pollock, Autumn Rhythm (Number 30), 1950, 266.7 x 525.8cm, Peinture-émail sur toile, MET, NY

Comment inscrire le geste et le tracé dans l’espace ? Occasion de pratiquer en se jouant de la porosité entre EPS et arts plastiques, occasion également de poursuivre autrement expérimentations, recherches et études en vue d’une production artistique et d’une préparation aux épreuves du BAC.

D’une analyse commune de l’oeuvre de Jackson Pollock, Autumn, Number 30, est tiré la matière d’un premier échauffement. Faire des points avec les extrêmités. Les points positionnés les uns derrière les autres, une ligne, un bras, un membre, des lignes à projeter, dans l’espace. La toile, l’espace tout autour. Le dripping part des mains, un poids au bout des doigts, et tombent en gouttes. Avoir la peinture au bout des doigts et engager davantage le corps.

Marcher, parcourir pour enchevêtrer les lignes.

Comment la peinture de votre corps s’étale-t’elle sur le sol ? Quelle forme ? Tache , flaque, éclaboussure ? Ça coule en continu jusqu’au sol, on se relève avec une même qualité de continu. Un seul mouvement rapide comme si la peinture s’écrasait sur la surface.

Les élèves découvrent le ‘tracé de parcours’, usité par Lucinda Child (danseuse et chorégraphe) qui collabora avec Sol Lewitt et conçoit des pièces chorégraphiques à l’aide de programmes informatiques.

 

De nouvelles oeuvres sont proposées à l’analyse : Véra Molnar, Jean Tinguely et Sol Lewitt.

Comment on regarde ?

Qu’est-ce qu’on y voit ?

Et comment on le montre ?

Comment interpréter ces œuvres graphiques avec son propre corps ? Comment le geste peut-il traduire une plasticité ?

Interprétation d’un Portfolio de 12 dessins conçus par la Méta matic n°7 de Jean Tinguely

Voici nos plasticiens lancés à corps perdus dans la conception de chorégraphies singulières à partir d’œuvres conçues via un dessin génératif.

La résidence se poursuit la semaine prochaine.

A suivre donc pour une restitution vendredi 22 janvier !