La classe de seconde 11, inscrite par Mme Foulon et Mme Legendre, participe cette année au prix littéraire de Livre en livre proposé par L’ALCA (Agence du Livre, du Cinéma et de l’Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine).
Ce prix propose la lecture de cinq ouvrages de différents genres littéraires (conte, album, roman et essai) d’autrices et d’auteurs contemporains, de la région. Il a vocation à créer du lien entre les lycéens et les auteurs. Il invite les élèves à explorer des univers livresques variés. (La sélection est à retrouver sur notre portail E-sidoc.)
Dans ce cadre, les élèves ont rencontré Astrid de Laage, l’autrice d’un roman de la sélection De la main d’une femme, jeudi 13 février à la médiathèque.
Dans son œuvre hybride, l’autrice évoque l’assassinat de Marat par Charlotte Corday, sa lointaine cousine.
Voici ce que les élèves ont retenu de la rencontre (extraits de leur compte rendu) :
« Cette merveilleuse autrice nous a raconté l’histoire de sa cousine, ses nombreuses recherches pour écrire son livre mais aussi sa propre histoire. » Céline Derache
« Astrid de Laage a décidé d’écrire ce livre car elle a été confrontée très jeune à l’histoire de Charlotte, du fait de sa famille et d’une gravure de sa cousine la représentant en train d’assassiner Marat, accrochée dans le couloir qui menait à la chambre de son grand-père. Ce tableau l’impressionnait beaucoup.
Elle a voulu, aussi dans son livre, redonner une place à Marat dont on parle peu selon elle. » Léa Rautureau
« Charlotte, pour sa famille, c’était une héroïne et c’était non discutable ! L’autrice, elle, n’aimait pas trop Charlotte. » Gagny Diarra
« Astrid de Laage a fait de nombreuses recherches aux archives nationales mais aussi dans les archives de sa famille, ce qui l’a aidé à se faire sa propre opinion sur Charlotte. » Léa Rautureau
« Ce qui choque Astrid de Laage, c’est le sacrifice de Charlotte qui n’avait que 18 ans. Pour autant, elle ne la considère pas comme une héroïne mais plutôt comme une meurtrière. » Naëlle Bazan
« Astrid de Laage a fait des recherches pour mieux la connaître mais elle ne comprend toujours pas le geste de sa cousine, même si elle est glorifiée dans sa famille. Elle est, pour eux, un personnage figé dans le marbre à laquelle il ne faut pas toucher. » Zoé Lhomme Moreau
« Un jour, sur la table de chevet de la chambre d’une de ses tantes, Astrid a vu son livre dont personne dans sa famille ne lui avait parlé, avec plein d’annotations qui disaient « je ne suis pas d’accord ». Elle a été choquée. » Gagny Diarra
« Rédiger les dialogues de son roman n’a pas été trop difficile pour l’autrice car elle a presque tout trouvé dans les documents d’archives. Son personnage préféré dans son roman, c’est Jeannette, la cuisinière de Marat, qui lui rappelle sa grand-mère qui n’était pas noble et qui avait honte de ses origines, et avec qui elle aimait cuisiner. » Rustam Arabyan
« Cet événement a beaucoup inspiré les écrivains et les artistes. De nombreux tableaux de Charlotte existent. » Naëlle Bazan
« Il y a beaucoup de rumeurs qui entourent le meurtre de Marat. Une rumeur dit que Charlotte a tué Marat pour des raisons romantiques. A l’époque, on ne pouvait pas croire qu’une femme ait pu tuer pour des raisons politiques. » Léa Giraud
« Mais nous on se demande toujours si Charlotte est une héroïne ou une criminelle ! » Léa Rautureau
« L’autrice a aussi parlé de son enfance durant laquelle, à cause de la particule de son nom, elle a eu des remarques qui l’ont blessées. Par exemple, un jour, une enseignante, en lisant son nom, lui a dit que ses ancêtres s’étaient très mal comportés et que c’était bien qu’elle soit dans une école publique. » Diarra Gagny
« Ce livre est très intéressant et nous donne envie de connaître notre héritage, ce qui était le but de l’autrice qui voulait que son livre amène ses lecteurs à explorer le passé de leur famille. » Naëlle Bazan
« Au début, elle pensait écrire un roman sous forme de lettre adressée à sa cousine mais son éditrice l’en a dissuadé. Le rôle de l’éditrice ou de l’éditeur est très important pour la réussite d’un livre. » Zoé Lhomme Moreau
« Lors de cette rencontre, j’ai appris que le métier d’autrice, c’est d’écrire et de faire écrire les autres ! Astrid de Laage anime souvent des ateliers d’écriture. J’ai aussi appris qu’il est difficile de vivre de ce métier. Elle ne touche que 12 % du prix de vente de son livre. » Gagny Diarra
« J’ai été très surprise par le temps que l’autrice passe à faire des recherches et aussi par le fait qu’après cinq ans de recherches, elle puisse décider de tout arrêter et de donner tous ses documents sans finir son projet de livre. » Meï-Li Laforge
« Elle conseille aux personnes qui veulent se lancer dans l’écriture de rencontrer des autrices et des auteurs, de poser des questions et d’oser commencer à écrire, de ne pas douter. » Giraud Léa
« Durant cette rencontre, les élèves ont fait preuve de beaucoup de curiosité. L’autrice a partagé ses nombreuses recherches ou encore ses sentiments sur l’histoire de Charlotte Corday, sa cousine. » Curtis Lucas
